Le chant

L'acoustique est le principal moyen de communication des anoures. La grande diversité de signaux permet d'établir des relations sociales. On distingue les cris, exprimant un comportement face à une situation donnée, et les chants, liés à la reproduction. Il en existe différentes catégories, mais celui que l'on entend le plus fréquemment, au crépuscule en fin d'hiver et début de printemps, est l'appel sexuel des mâles, bien que les femelles, plus discrètes, chantent également.
Chaque espèce d'anoure présente des particularités de chant, c'est pourquoi l'étude des caractères physiques est indissociable de celle des signaux sonores dans la détermination des espèces.

Pour émettre un son, les anoures ont la bouche et les narines fermées. Ils aspirent de l'air par les fentes de leur plancher buccal, qui passe ensuite dans les poumons. La production de coassements a lieu lors du passage de l'air dans le larynx, qui fait alors vibrer les cordes vocales. Lorsqu'ils sont présents, les sacs vocaux permettent d'amplifier le son qu'ils contiennent en se distendant. Ces structures anatomiques particulières situées au coin de la bouche ou sous la gorge, varient de forme, de nombre et de position selon les espèces.
L'appareil auditif des anoures est réduit: Ils ne possèdent pas d'oreille externe, mais uniquement un tympan à la surface de la peau. Cette fonction auditive permet aux adultes migrateurs de localiser leurs congénères et les lieux favorables à la reproduction où se concentrent un grand nombre d'individus.

Source: ACEMAV coll., Duguet R. & Melki F. ed., 2003. Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, éditions Biotope, Mèze (France). 480 p.

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